12, la douce

Un dessin de caractère, un scénario fade –

Léon Van Bel est « roulant » aux chemins de fer belges. Il conduit la 12.004, une locomotive ou plutôt une machine de vitesse qui incarne rapidité et modernité. Il existe un lien organique entre ce machiniste et sa locomotive. Sa « douce » comme il aime l’appeler, il l’a dans le ventre.

Mais avec les performances probantes des tractions électriques et une montée des eaux qui semble inéluctable, la fin de l’ère de la vapeur a bel et bien sonné. Et c’est avec stupéfaction que Van Bel voit partir les locos à la ferraille comme de vieilles bêtes usées à l’abattoir. Ce personnage bourru décide alors de sauver sa douce d’un funeste destin.

Le scénario de Schuiten combine réalisme et anticipation, mais je l’ai trouvé un peu fade ; l’intervention d’un personnage mystérieux qui ne délivre aucun secret, un scénario catastrophe dont on ne saisit jamais l’ampleur, une fin qui nous laisse un peu perplexes… bref, le scénario manque de moelle.

Néanmoins, on admire les très jolies planches de cette BD. Les noirs profonds donnent beaucoup de force au dessin. Il s’agit, à mon sens, de la principale motivation pour se lancer dans la lecture de « 12, la douce ».

note : 2,5/5
dessin et scénario : François Schuiten
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